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Coaching professionnel : Savoir gérer les hauts et les bas

  • Photo du rédacteur: Jean Noël Bruère
    Jean Noël Bruère
  • 21 déc. 2025
  • 5 min de lecture
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Des sommets vertigineux offrant des perspectives magnifiques, et des descentes dans des cirques profonds où la visibilité se réduit, la vie d’un coach professionnel indépendant ressemble souvent à une traversée de l’île de la Réunion.


Ces cycles, ces hauts et ces bas, font partie intégrante du métier.


Une activité florissante, un carnet de commandes rempli, puis soudain, un silence inquiétant.


Cette période de fin d’année, entre bilan et nouvelles résolutions, représente un moment privilégié pour prendre du recul, analyser ces montagnes russes émotionnelles et professionnelles, et repartir sur des bases solides.


Inspirons-nous de la sagesse véhiculée par la « science » du coaching pour trouver notre équilibre.


Les deux visages du métier : entre euphorie et douche froide


La saison des fleurs : quand tout semble possible


Imaginez un trimestre où les demandes affluent.


Un manager à Paris vous contacte pour une crise dans son équipe, une entreprise lyonnaise sollicite votre  accompagnement en leadership, et vos ateliers en visio affichent complet.


Cette dynamique positive nourrit votre légendaire optimisme, confirme votre valeur sur le marché et permet des investissements, peut-être dans une formation certifiante ou de nouveaux outils.


Votre confiance en vous rayonne, attirant encore plus d’opportunités.


Cette période faste constitue la récompense de votre travail, de votre réseau et de votre expertise.


Le trou d’air : l’épreuve du silence


Puis, sans crier gare, le téléphone devient muet.


Vos relances par emails restent sans réponse.


Les jours passent et la démonstration de votre valeur semble s’être évaporée.

Ce « trou d’air », redouté par tout professionnel en activité libérale, frappe.


Votre optimisme de coach est maintenant mis à rude épreuve.


Les doutes s’installent : « mon approche est-elle dépassée ? » « ma visibilité sur les réseaux sociaux est-elle suffisante ? ».


Cette phase teste votre résilience et votre capacité à pratiquer sur vous-même les principes que vous enseignez à vos clients.


Diagnostiquer les causes : pourquoi votre activité baisse-t-elle ?

Avant toute action, l’analyse s’impose.


Identifier la source du ralentissement permet d’agir avec précision, non sous l’effet de la sacro sainte panique.


  • La « trouvabilité » numérique en berne :


Votre site internet (comme www.coach-reunion.com) génère-t-il toujours du trafic ?


Vos contenus sur linkedin ou instagram résonnent-ils encore ?


Un constat tout d’abord : Les algorithmes changent, les tendances évoluent.


Un coach pour entrepreneurs invisible en ligne aujourd’hui peine à exister.


  • une image personnelle à retravailler :


Votre proposition de valeur est-elle toujours claire ?


Correspond-elle aux nouveaux besoins du marché, comme par exemple la gestion du stress post-crise ou la transition écologique des organisations ?


Une communication incohérente peut réellement brouiller votre message.


  • Le contexte économique et les saisons :


Certains secteurs ralentissent, impactant les budgets formation, déjà à la peine dans certaines périodes d’économies « tous azimuts ».


L’année 2025 sera marquée d’une pierre blanche sur ce point.


La période estivale ou de fin d’année est naturellement plus calme pour certains types daccompagnement professionnel.


  • L’essoufflement ou l’isolement : 


Avez-vous négligé votre réseau professionnel ?


Le développement mutuel entre pairs manque-t-il ?


Travailler seul, sans échange stimulant, peut conduire à une perte d’inspiration et d’énergie.


Le plan d’action : redresser la barre avec pragmatisme


1.   Revisiter sa stratégie marketing fondamentale


Ne vous dispersez pas.


Concentrez-vous sur une niche de coaching.


Par exemple, devenir l’expert du coaching professionnel pour managers dans le secteur de la tech à paris.


Créez un contenu ciblé répondant précisément à leurs défis.


Relancez votre réseau avec une offre claire : « en cette période de bouclage budgétaire, je propose un atelier découverte sur la motivation d’équipe à distance ».


2.   Investir sur soi : formation et supervision


Soyons positifs, une période de vaches maigres vous offre du temps.


Utilisez-le donc pour vous renforcer.


Suivez cette formation de coach approfondie sur un outil spécifique.


Mais surtout, engagez (ou confirmez) un processus de supervision individuelle.


Un superviseur expérimenté vous aidera à visiter vos angles morts, à analyser vos pratiques et à retrouver une puissance d’action.


3.   Recadrer son mindset : l’art du recul


Pratiquez la discipline qui vous convient le mieux.


Méditation, tenue d’un journal, retraite personnelle.


Relisez vos témoignages clients.


Appliquez-vous à vous souvenir, parmi vos succès, de cette dirigeante d’entreprise que vous avez aidée à traverser une crise de sens et qui a depuis triplé son impact.


Ces rappels concrets restaurent votre confiance en vous.


4.   Structurer son activité pour lisser les revenus


Développez des sources de revenus résilientes : un programme en ligne asynchrone, un ebook, des consultances ponctuelles.


Proposez des abonnements pour un suivi mensuel à des tarifs préférentiels.


Cette diversification atténue l’effet montagnes russes.


J’ai moi-même profité d’une période creuse pour écrire et publier mon premier livre (Le coaching des équipes toxiques. éd Les trois Colonnes).


La supervision : Votre balise dans la brume


Ca n’est pas un luxe, mais un outil professionnel essentiel, surtout dans les phases difficiles.


Ce n’est ni du coaching, ni de la thérapie, mais un espace d’analyse de la pratique à 3 fonctions :


  • Fonction miroir : 


Le superviseur vous renvoie des patterns invisibles : répétez-vous les mêmes schémas avec certains clients ? Fuyez-vous certains sujets ?..


  • Fonction de soutien : 


Parler librement de ses doutes, de ses échecs relatifs, dans un cadre confidentiel et bienveillant, libère cette pression qui peut vous étouffer.


  • Fonction pédagogique : 


Le superviseur partage son expérience, ouvre de nouvelles perspectives théoriques (issues par exemple de la PNL, de la Process Com, de l’Analyse Transactionnelle, de la systémique…) pour aborder les situations bloquées.


Un exemple concret : Sophie, coach en bilan de compétences, traversait une période de vide.


En supervision, elle réalisa qu’elle sous-estimait systématiquement ses tarifs par peur de ne pas être « légitime » face à des cadres supérieurs.


Notre travail sur ce sujet ô combien sensible lui permit de repositionner son offre avec assurance, attirant une clientèle plus alignée avec sa vraie valeur.


Questions fréquentes (FAQ)


Q : Une période de baisse d’activité signifie-t-elle que je suis un mauvais coach ?


R : Absolument pas.


Cela reflète souvent un décalage temporaire entre votre offre, votre communication et le marché.


C’est un signal pour se réajuster, non pour se dévaloriser.


Q : Combien de temps une période creuse peut-elle durer ?


R : Ca varie considérablement.


Avec une action proactive (réseau, repositionnement, supervision), elle peut se résorber en quelques semaines.


La passivité, elle, peut la prolonger.


Q : La supervision est-elle réservée aux coachs débutants ?


R : Au contraire.


Plus l’expérience grandit, plus les cas deviennent complexes.


La supervision reste indispensable pour maintenir une déontologie irréprochable et une fraîcheur dans sa pratique, quel que soit son niveau.


q : Comment relancer mon réseau sans paraître désespéré ?


R : Offrez de la valeur avant de demander.


Partagez un article pertinent, organisez un petit-déjeuner thématique en ligne sur un sujet brûlant (« manager la génération z »), proposez un échange découverte de X minutes sans arrière-pensée commerciale directe.

 

Les montagnes russes du métier de coach ne sont pas une fatalité, mais une invitation à cultiver l’agilité et la résilience.


En acceptant ces cycles comme naturels, en possédant des outils de diagnostic et un plan d’action structuré, vous transformez les « creux » en périodes fertiles de réflexion et de croissance.


Le plus puissant outil du coach reste sa capacité à incarner ses enseignements : traverser ses propres doutes avec bienveillance envers soi-même, se faire superviser, et se relever avec une vision plus claire.


En cette fin d’année, si propice aux bonnes résolutions, , prenez ce temps pour vous.


Votre pratique n’en sera que plus authentique, plus puissante, et plus durable.


Passons à l’action : Si cet article résonne en vous, peut-être est-ce le moment d’explorer un parcours de supervision pour entamer la nouvelle année sur des fondations solides.


Contactez-moi pour échanger sur vos défis spécifiques.


 

Auteur : Jean-Noël BRUERE

COACH REUNION CONSULTING 2025

 
 
 

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