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  • Euh, donc du coup, effectivement…

    Ils sont partout et on ne les remarque même plus. Se glissant furtivement dans les plus petits interstices de vos prises de parole, ils les rendent pénibles et filandreuses. Ils sont innocents et souvent inconscients mais ils finissent par exaspérer vos interlocuteurs, affaiblir le contenu de vos messages et révéler inutilement certains aspects de votre personnalité. Ce sont les tics verbaux. DE QUOI ON PARLE Ces tics sont des expressions ou des mots répétés mécaniquement, sans réelle conscience de leur utilisation. Il en existe trois catégories: 1.   Les mots béquilles : Il y a notamment les "en fait », les "euh," les "effectivement ». Ils sont utilisés pour combler les vides ou marquer des pauses dans votre discours. 2.   Les mots à la mode : Des expressions comme "grave," "méga," ou "trop bien" certifient une appartenance générationnelle et montrent une influence culturelle. 3.   Les révélateurs de personnalité : Qui trahissent inconsciemment des traits de votre caractère ou des insécurités personnelles, comme "c’est clair" ou "j’avoue." CE QUI LES REND INSUPPORTABLES Ils peuvent être particulièrement agaçants quand ils interrompent le flux naturel de la conversation et distraient votre auditeur. L'utilisation excessive d’expressions comme "du coup" peut faire perdre le fil à votre interlocuteur, rendant vos échanges laborieux. COMMENT ILS AFFAIBLISSENT VOTRE LANGAGE Les tics de langage appauvrissent votre communication en remplaçant des expressions nuancées et précises par des formules vides de sens. Par exemple, dire "c'est grave bien" au lieu de "c'est extrêmement intéressant" dilue la force de votre message. Les tics comme "bref" ou "en fait" peuvent donner l'impression que vous êtes incohérent ou hésitant. Au-delà de l’affaiblissement sémantique, certains tics peuvent instaurer des barrières à la discussion. Des expressions telles que "point barre" ou "c’est évident" ferment la porte à tout débat et peuvent minimiser ou invalider d’avance le point de vue de l'autre, rendant la communication unilatérale et moins interactive. CE QU’ILS DISENT DE VOUS Ils ont aussi une dimension sociale et psychologique. Ils servent souvent de signaux d'appartenance ou d'inclusion au sein d'un groupe social ou d'une génération. Une adolescente dira "c’est trop stylé" pour se connecter à ses pairs, tandis qu'un professionnel pourra multiplier les "absolument" pour paraître affirmatif et convaincu . Sur le plan psychologique, des expressions comme "je gère" révèlent une obsession pour le contrôle et la performance, reflétant ainsi les préoccupations et les discours dominants de notre époque. Autre exemple, une personne utilisant fréquemment "voilà" pour conclure ses propos peut sembler peu assurée ou peu engagée dans la conversation. COMMENT VOUS EN DEFAIRE Il y a plusieurs méthodes : 1.   Filmez-vous ou enregistrez-vous : Il s’agit là d’en prendre conscience et d’identifier les contextes dans lesquels ils apparaissent. Ca vous aidera pour la suite. Par exemple, vous pourriez découvrir que vous dites "en fait" chaque fois que vous êtes sur le point de faire une affirmation. 2.   Lisez et enrichissez votre vocabulaire : Se nourrir de contenus variés et de qualité vous permet de diversifier votre langage et de vous passer de mots répétitifs. Lire des livres, des articles de fond ou regarder des pièces de théâtre vous aide à introduire de expressions nouvelles et riches dans votre répertoire. 3.   Acceptez les vides : Apprendre à être à l'aise avec le silence dans la conversation vous permet de combattre l’envie de combler chaque pause par des expressions sans queue ni tête. Cela rend également votre discours plus réfléchi et moins précipité. 4.  Entrainez-vous à la prise de parole : Il est essentiel de pratiquer et de vous entrainer avec constance et détermination pour réduire vos tics de langage. Par exemple, avant vos discours ou vos présentations, apprenez à en noter les points clés et habituez-vous à les exprimer clairement. Repérez vos béquilles verbales et éliminez-les posément. Ces mauvaises habitudes linguistiques sont bien plus que de simples nuisances linguistiques. En plus d'affaiblir l'efficacité de votre communication, ils sont le reflet de vos insécurités, de vos habitudes culturelles et de votre désir d'appartenance. Raison de plus pour les repérer et pour vous en débarrasser… Auteur : Jean-Noël BRUERE Droits réservés Coach Réunion Consulting 2024 ®

  • Les pervers narcissiques au travail, les repérer et les neutraliser 

    Jean, un manager très apprécié dès son arrivée dans l’entreprise, est devenu au fil du temps un leader tyrannique, accaparant les réussites de son équipe et s'en prenant systématiquement à ses membres avec des critiques cinglantes sous couvert de "feedbacks" constructifs. Marie, une autre collègue sympa et efficace en apparence, isole systématiquement ses cibles, répandant des rumeurs pour les décrédibiliser et s'approprier leur reconnaissance professionnelle. Vous aussi avez des « Marie » et de « Jean » autour de vous au travail ? Eh bien ne chercher plus, vous avez sans doute affaire à des pervers narcissiques. LA PERVERSION NARCISSIQUE, QUESAQUO? C’est un trouble de la personnalité, à la limite de la maladie mentale, où l’intéressé allie narcissisme - amour excessif de soi et manque d'empathie - et comportements pervers, agissant sans culpabilité et avec immoralité. Souvent charismatique au travail, il cache une personnalité malveillante, manipulatrice et destructrice derrière une façade séduisante. Il est très doué pour réussir ses entretiens d'embauche, malheureusement... LE PERVERS NARCISSIQUE EST DANGEREUX Sa présence dans un environnement professionnel est nocive à bien des égards. Elle met en danger la santé mentale des employés, nuisant à leur estime de soi, et pouvant même les mener à des burn-outs. Pour l'entreprise, les risques sont multiples : environnement toxique, baisse de productivité, effondrement du moral des salariés… Les conséquences peuvent aussi prendre une tournure judiciaire en cas d’apparition de harcèlement moral, un des autres champs d’excellence du pervers narcissique. COMMENT LE REPERER AU TRAVAIL Entrainez-vous à l'observation attentive de certains signes : ·      Le besoin constant d'admiration ; ·      Le défaut chronique d'empathie; ·      Le recours habituel à la manipulation ; ·      L'intolérance aux critiques ; ·      La facilité à rejeter les fautes sur les autres ; ·      L'exploitation éhontée des relations professionnelles à des fins personnelles. Il est souvent très doué pour créer autour de lui un climat de peur et d'isolement, tout en se dédouanant de toute responsabilité dans les échecs. COMMENT LE NEUTRALISER En présence de ce type de personnalité, il est souvent recommandé de prendre ses distances, mais il est aussi essentiel de renforcer sa résilience personnelle et professionnelle pour vous protéger de vos futures rencontres avec ses congénères. Pour cela, voici quelques stratégies efficaces : Appliquez-vous à toujours conserver une trace écrite de vos échanges avec lui et des instructions reçues ; Évitez de vous laisser embarquer dans les conflits : ne réagissez pas à ses provocations ; Ne prenez pas ses attaques personnellement ; rappelez-vous que le problème vient de lui et non de vous ; Gardez votre vie personnelle à l'écart des discussions avec ce personnage ; Si possible, arrangez vous pour avoir toujours un témoin lors des discussions importantes avec lui ; Renforcez vos autres relations professionnelles et gardez avec lui des interactions factuelles et ciblées ; Soyez au fait de vos droits en matière de harcèlement et n'hésitez pas à consulter un « sachant » dans ce domaine. ENFIN, ET LE PLUS IMPORTANT Rompez l'isolement créé autour de vous par le pervers narcissique. Partagez vos expériences et cherchez du soutien auprès de vos collègues, responsables RH, syndicats ou encore auprès d'un psychologue ou d'un coach. Auteur : Jean-Noël BRUERE Droits réservés : Coach Réunion 2024 ®

  • ASSERTIVITE: CAS PRATIQUES COMMENTES

    L'assertivité, beaucoup de monde en parle, mais sait-on vraiment de quoi il s’agit ? Pas si sûr! Raison de plus pour clarifier ici cette compétence clé, si importante pour réussir dans le monde professionnel. Nous le ferons en analysant 3 cas pratiques: Cas Pratique 1: Pas d’accord ! Dans cette réunion tendue au cordeau, Jean fait face à un désaccord franc et massif avec les autres participants concernant la stratégie à adopter sur le projet Lambda. Ca tombe bien, il vient juste de bosser le sujet de l’assertivité avec son coach. Dès lors, au lieu de s'imposer de manière autoritaire, comme il avait l’habitude de le faire, il se décide pour une approche différente. Il commence par écouter activement (1) les points de vue de ses collègues, puis par exprimer ses propres inquiétudes en évitant de faire tout jugement. La formulation de Jean est soigneusement choisie pour éviter des expressions accusatrices, préférant dire "je remarque que..." plutôt que "vous avez tort de...". Il propose ensuite de réunir les contributions de chacun lors d'un échange libre d’idées. En adoptant cette posture, Jean a instillé une atmosphère collaborative, alliant respect mutuel et recherche de solutions communes. Il a pu ainsi non seulement de résoudre le désaccord, mais aussi et peut-être surtout de renforcer la cohésion et l’efficacité au sein de l'équipe. Cas Pratique 2: Trop c’est trop ! Y’en a marre ! Marie est chargée comme un mulet et ressent un déséquilibre grandissant entre sa masse de travail et ce qu’elle peut humainement réaliser. Elle est aussi formée à l’assertivité, et au lieu de refuser catégoriquement de prendre de nouvelles tâches, elle demande une rencontre avec son patron pour discuter calmement de son emploi du temps. Elle se présente bien préparée, avec un aperçu clair de ses missions actuelles et des suggestions viables pour améliorer sa gestion des priorités. Avec l’aide d’une communication ouverte et respectueuse, Marie expose ses besoins sans adopter sa posture habituelle à l’emporte-pièce. La discussion aboutit à un accord pour une répartition plus « écologique »  de sa charge de travail. Cas Pratique 3: Moi y’en a vouloir des sous ! C’est un sujet qui met plein de gens mal à l’aise, c’est aussi le cas de Thomas. Il aspire à une promotion. Conscient de l'importance d'une négociation assertive, il prépare minutieusement ses arguments, mettant en avant ses réalisations au sein de l'entreprise. En abordant le sujet avec son patron, il se retient de toute exigence ou confrontation directe, préférant s'engager dans un dialogue constructif pour discuter des possibilités et opportunités futures que l'entreprise pourra lui offrir. Il réussit ainsi à s'affirmer sans imposer sa demande, ouvrant la porte à une belle (et nouvelle ?) considération mutuelle. Les expériences réussies de Jean, de Marie et de Thomas illustrent bien l'importance de l'assertivité (l'affirmation de soi dans le respect des autres) dans diverses situations professionnelles. Celles-ci ne représentent qu’une infime partie des cas où cette « soft skill » est utile et profitable. Lorsqu'elle est bien maîtrisée, elle induit des interactions productives et respectueuses pour tout le monde, tant pour soi que pour ses partenaires de travail. Une bonne nouvelle pour finir: Elle s'apprend avec l'aide d'un professionnel spécialisé, pourquoi pas celle d'un bon coach? Auteur : Jean-Noël BRUERE Droits réservés Coach Réunion Consulting 2024 ® (1)        L’écoute active vous invite à saisir chaque détail du message, verbal ou non, de la personne qui communique avec vous. Cela permet de lui faire savoir que votre attention se focalise sur lui et que vous avez entendu et compris son message.

  • LES 8 LEVIERS DE L'ELOQUENCE

    Vous n'arrêtez pas d'observer autour de vous ces collègues orateurs talentueux auprès desquels vous vous sentez tout petit, incapable de produire une de ces argumentations percutantes, enjôleuses et convaincantes dont ils ont le secret. Et vous vous sentez petit, petit... Vous sentez petit certes mais s'il vous plait, arrêtez de vous sentir tout seul dans cette galère et condamné à y rester Le manque d'éloquence est certes embarrassant, mais il peut se corriger. Il s'agit là en effet d'une compétence précieuse pour augmenter la capacité d'influence et favoriser les interactions constructives. Elle aide aussi à présenter des idées de manière convaincante, à inspirer confiance et à faciliter la prise de décisions partagée. Mais elle a aussi ses limites... Un discours bien formulé est insuffisant s'il manque de contenu substantiel ou de sincérité et une facilité à s'exprimer sans empathie peut être en réalité manipulatrice ou superficielle. Ces précautions prises, voici ce que vous pouvez faire pour acquérir les compétences si enviées de ces beaux parleurs à l'élégant ramage : 1) Connaissez votre sujet à fond : Pour le faire avec assurance, vous devez bien comprendre et maîtriser ce dont vous allez parler. Une préparation minutieuse vous permettra à chaque fois de structurer votre propos de manière logique, cohérente et attrayante. 2) Pratiquez régulièrement, exposez-vous : Cette compétence si enviée se renforce avec la pratique. Saisissez au vol toutes les opportunités pour parler en public, même pour de petits groupes, pour habituer votre esprit à formuler les pensées de manière fluide et claire. Acceptez de faire quelques "Flops" au début, c'est votre prix à payer pour progresser. 3) Recherchez des feedbacks constructifs : Après chaque intervention orale, solliciter des retours de la part des collègues et mentors est crucial pour identifier les points forts et les faiblesses de votre style. 4) Soignez votre diction et votre élocution: Travaillez-les en pratiquant la lecture à voix haute. Utilisez des virelangues ("Ton thé t'a-t-il ôté ta toux?" par exemple) et d'autres exercices linguistiques pour rendre votre articulation claire et fluide. 5) Surveillez et apprivoisez votre langage non-verbal : Votre corps parle avec autant d'éloquence que vos mots. Votre posture, votre contact visuel et vos gestes peuvent appuyer ou contredire votre discours. Là aussi, entrainez vous et demandez du feedback. Vous pouvez aussi vous filmer en action et revisionner vos "rush". 6) Maitrisez vos voix intérieure et extérieure : Une bonne respiration est fondamentale pour un discours fluide et une bonne intonation. Les techniques vocales peuvent également être affinées avec des cours de théâtre ou de chant. 7) Observez et inspirez vous des grands orateurs : Apprenez en écoutant leurs discours et en analysant leurs stratégies pour émouvoir et persuader leur public. Prenez des modèles qui vous plaisent. 8) Forgez patiemment votre confiance en vous : C'est des principaux un piliers de votre éloquence en devenir. Vous la gagnerez avec la pratique, autant avec vos échecs qu'avec vos moments de gloire. Préparez-vous bien, ça augmentera naturellement votre assurance lors de chacun de vos "show". Ces 8 stratégies nécessitent un engagement constant, mais leur déploiement peut entraîner une amélioration significative de votre aisance et de votre efficacité oratoires. Rappelez-vous cependant que même si elles peuvent ouvrir des portes et renforcer votre leadership, pour être efficaces sur le long terme, elles doivent toujours être employées avec authenticité et intégrité. Auteur: Jean Noël BRUERE Droits réservé: Coach Réunion Consulting 2024 (R)

  • Le manager créosote : Un loup dans votre bergerie

    Ca y est, vous avez déniché l’oiseau rare, ce manager nouvellement recruté et installé dans votre entreprise est un véritable champion de l'efficacité. Ses tableaux Excel sont tirés au cordeau, ses projets finissent toujours dans les temps et les chiffres semblent lui donner raison. Bravo ! Mais… Mais le temps passant et ce cadre prenant peu à peu sa place, vous observez des signes inquiétants : 1.  Une fixation sur la réduction des coûts à l'extrême et sur l'efficacité opérationnelle; 2.  Une valorisation excessive des indicateurs de performance  au détriment d'autres formes d'évaluation plus nuancées. C’est un champion du reporting chiffré; 3.  Une intolérance pour les nuances, le dialogue, l'esprit critique ou les suggestions d'amélioration; 4.  L’élimination systématique des projets jugés non immédiatement rentables; 5.  La préférence pour l'obéissance et la conformité plutôt que pour l'innovation et la pensée indépendante; 6.  Les départs de collaborateurs créatifs, originaux ou dissidents se multiplient. Diagnostic : vous avez certainement affaire à un manager créosote. Ce profil est celui d’un professionnel extrêmement performant sur le court terme mais dont le style de gestion, hautement toxique, peut à terme entraîner la ruine de votre entreprise. Rien que ça ! Son surnom, inspiré du buisson créosote (Larrea tridentata), évoque sa capacité à prospérer dans des conditions extrêmes en éliminant toute forme de compétition autour de lui grâce à la substance toxique qu'il secrète, la créosote. Comme cet arbrisseau des zones désertiques d’Amérique du Nord, il est particulièrement destructif. Pour maintenir ou améliorer la performance, il supprime toute forme de divergence et déploie des stratégies pour éradiquer la concurrence interne, souvent au détriment de la créativité et de la santé organisationnelle. Dès lors, les dangers pour votre structure sont bel et bien: -      La suppression de la diversité et de l’esprit d’innovation; -      L'établissement d'une culture de la peur ; -      La promotion d'une obéissance aveugle ; -      Le découragement des initiatives; Et finalement, l'incapacité à s'adapter aux changements, pouvant la conduire à un irréversible déclin. VOUS AVEZ FAIT RENTRER UN LOUP DANS VOTRE BERGERIE ! Vous en séparer dès que possible est de la première urgence. Inutile en effet d'essayer de le raisonner, les créosotes ont la tête dure. Vous pourrez ensuite de tirer les leçons de cet épisode et tout faire pour éviter de retomber dans ce même piège. Pour assurer votre succès à long terme, valorisez une culture organisationnelle saine axée sur la créativité, l'innovation, la diversité et le bien-être des employés. Ajustez les critères de promotion ou de recrutement, renforcez les valeurs organisationnelles et mettez en place des formations pour promouvoir un leadership éthique et inclusif. Il en va de la santé et de la pérennité de votre entreprise. Auteur : Jean-Noël BRUERE Droits réservés : COACH REUNION CONSULTING 2024 ®

  • Antidotes à la mauvaise foi

    Vous avez le droit d'être agacé, et même irrité par les faits et gestes de ce collègue à la mauvaise foi triomphante. De vessies en lanternes et en couleuvres avalées, vous êtes quotidiennement mené par le bout du nez sur le chemin tortueux de ses manipulations, au gré de ses envies, intérêts et fantasmes. Une sensation désagréable n’est-ce pas ? Je vous propose ici quelques trucs pour gérer et neutraliser ce gugusse et pour rétablir (si possible) des relations professionnelles saines. De quoi s’habille la mauvaise foi Elle peut revêtir plusieurs formes : - Déni des évidences (« tu ne m’as jamais dit ça »); - Fabrication d'excuses infondées ou irrationnelles (« je n’ai pas eu le temps ») ; - Refus de responsabilités (« Ca n’était pas mon boulot »); - Affirmation d'hypothèses fausses (« les consignes n’étaient pas claires »). Ses risques et conséquences Elle met en péril la confiance, et la dynamique de votre équipe. Elle peut aussi générer des malentendus, un climat de travail tendu, malsain, et des erreurs graves dans vos projets collectifs. Raisons de plus pour apprendre à vous en prémunir… COMMENT LA CONTRER Evaluez la situation L'auto-réflexion est la clé de cette première étape. Prenez du recul et estimez les choses en des termes objectifs, observez ce qui se passe vraiment. Posez-vous la question : « Suis-je certain de la mauvaise foi de ce collègue ou mes interprétations sont-elles influencées par d'autres facteurs, une antipathie spontanée ou un effet de halo par exemple? Établissez des attentes claires C’est un fait maintenant vérifié, votre collègue Lambda est bel et bien un adepte de la mauvaise foi. Il s’agit dès lors de créer un cadre solide pour préparer une approche factuelle. Les gens comme ce Lambda ont horreur des choses claires. Il s’y sentent aussi à l’aise qu’un diable dans un bénitier. Clarifiez donc les consignes, responsabilités, et processus à suivre. Pour éviter des manipulations ou des malentendus à venir et pour « tracer » la communication, faites et demandez des confirmations écrites, comptes-rendus de réunions, etc. Organisez également des échanges réguliers pour suivre l'avancement des tâches. Pour éviter que le ver ne s’installe durablement dans le fruit, établissez des procédures de travail claires et transparentes. Si elles ne sont pas de votre responsabilité, réclamez-les. Veillez à ce que tous les membres de votre équipe soient tenus aux mêmes standards, favorisant ainsi une culture de l'honnêteté et du respect mutuel. Adoptez une approche factuelle Avec Lambda… Si vous décidez de prendre le mors aux dents, compilez des faits et exemples concrets et spécifiques à ses bien peu glorieux « exploits ». Puis, calmement, sans accuser ni juger, demandez lui des clarifications ou des justifications. Par exemple : "J'ai remarqué que ton rapport X n'était pas complet, il manquait ça, ça et ça, revoyons ensemble les parties manquantes". A chaque fois qu’il essaiera de vous embobiner, recentrez-vous et revenez-en obstinément aux faits. Avec le temps, ça passera ou ça cassera. Soit Lambda prendra un chemin plus normal, soit il cherchera un autre poste de travail avec d’autres collègues que vous à manipuler. Vous y gagnerez de toutes façons. Conseil et développement professionnel Et si, malgré tout, la mauvaise foi de Lambda s’avère rétive, il peut être temps d'envisager une intervention extérieure. Manager, Coach, ou RH, ces responsables pourraient vous aider à résoudre ce cas en vous proposant des outils et des approches différentes. Car sachez-le : Savoir demander de l’aide est aussi une de vos compétences professionnelles. Auteur : Jean-Noël BRUERE Droits réservés COACH REUNION CONSULTING 2024 ®

  • Apprendre à trier ses émotions

    Plaisantes, embarrassantes ou désagréables, vos émotions font partie intégrante de votre personnalité et servent d'indicateurs sur votre rapport avec l'Univers. Tels des témoins lumineux sur votre tableau de bord, elles révèlent les dynamiques intérieures cachées sous votre "capot", devenant par là vos précieuses alliées. Reconnaître cette dimension pose néanmoins la question de leur apprivoisement. Comment faire en effet si elles risquent de devenir envahissantes et, au bout du compte, pénalisantes ? En coaching, la démarche initiale consiste à les affecter au cas par cas à chacune des deux catégories distinctes : Les émotions conséquences; Les émotions problèmes. Les émotions conséquences émergent en réponse à des situations clairement identifiables, telle une menace pesant sur votre emploi ou un conflit au sein de votre organisation. À l'inverse, les émotions problèmes sont génératrices d'elles-mêmes – un voyant s’allume sans raison apparente, annonçant une alerte alors que le moteur fonctionne parfaitement. Face à une émotion que vous souhaitez modérer, interrogez-vous d'abord sur sa nature : « Est-elle le produit d'un contexte spécifique ou surgit-elle de mon for intérieur ? ». Supposons par exemple que la peur vous envahisse à la veille d'une réunion importante. Est-ce la crainte anticipée d'une réprimande sur cet exposé PowerPoint hâtivement préparé, ou bien est-ce l'appréhension de prendre la parole en public ? Dans le premier cas, la peur s'apparente à une émotion conséquence, et vous pourrez alors la calmer en identifiant et en abordant calmement sa source, Avec l’aide de votre coach, vous pourrez réfléchir, à vos rapports avec la hiérarchie, à votre tendance au perfectionnisme, à vos habitudes de procrastination, à votre place au sein de l'organisation, ou autres. Dans la seconde hypothèse, la peur représente une émotion problème, et le même coach pourra vous guider parmi les diverses techniques pour vous apprendre à la "traverser". Il vous conseillera par exemple des exercices pour une exposition graduelle afin de vous familiariser avec son contexte déclencheur et pour en atténuer progressivement l'impact. Peur, colère, tristesse, joie ou honte, chacune de vos émotions peut être positionnée selon cette approche, vous permettant ainsi d’aller droit à sa source et de la gérer avec pertinence et efficacité. Auteur : Jean-Noël BRUERE Droits réservés Coach Réunion Consulting 2024 ®

  • Etes vous un patron plutôt Shadok ou Gibi?

    Et si nous parlions aujourd’hui d'un des 7 péchés capitaux: LA PARESSE ? Brrrr…La simple évocation de ce mot vous hérisse le poil, n’est-ce pas ? Et pourtant, ce « défaut » combattu sans relâche par tout bon manager est aussi parfois un de ses meilleurs alliés. Oui, vous avez bien lu. La paresse – cette vieille ennemie de la productivité, symbole de l’échec – peut être un atout maître dans la course à l’efficacité. Les plus anciens d’entre vous se rappellent sans doute des Shadoks, ces créatures satiriques d’une série TV de 1968, engagées dans un effort ininterrompu, inefficace et sans but. Ils pompent vers l'infini sans jamais en obtenir le moindre résultat, et ils ne renoncent jamais. « Et les Shadoks pompaient, pompaient, pompaient » Nous répéte  la voix inimitable de Claude Piéplu. En revanche, les Gibis, leurs contreparties intellectuelles et paresseuses, s’en sortent avec rationalité et esprit de décision, nous rappelant cette intangible vérité: "Travailler intelligemment et sans investissement inutile vaut mieux que travailler durement et bêtement". Et si vous vous inspiriez de ces personnages légendaires pour réviser votre approche de l’implication dans le travail? Les temps de pause, le nez au vent, loin d'être des moments perdus, sont bel et bien ceux où l'esprit, libéré des contraintes, élabore  ses meilleures idées. Rappelez-vous ces éclairs de génie traversant votre esprit au sortir d'une sieste, ou ces solutions ingénieuses surgissant au détour d'une promenade relaxante. Einstein lui-même a eu la révélation de la relativité générale en somnolant. Alors… Oui, il est temps de considérer le temps de paresse, non pas comme perdu, mais comme un espace nécessaire à la créativité et à l’élaboration de stratégies novatrices. Et ce collaborateur qui semble ne rien faire, est-il vraiment un poids mort pour votre équipe? C’est peut-être le cas, mais peut-être est-il aussi ce Gibi prêt à produire ces idées géniales hors de la portée de votre équipe de Shadoks ? Ca vaut le coup de creuser, et d’éviter de jeter le bébé avec l’eau du bain, n’est-ce pas ? Et vous-même, vous qui encadrez du personnel, ménagez-vous des temps de repos intelligent, déléguez avec discernement, et apprenez à adopter une flexibilité bienfaisante. Insérez volontairement quelques « trous » dans votre agenda. Vous découvrirez ainsi que, loin d'être un frein, la brise créée par votre inactivité passagère gonflera vos voiles et permettra à votre esprit surmené, fatigué de pomper, de mettre le cap vers des horizons plus productifs. Auteur : Jean-Noël BRUERE Droits réservés COACH REUNION CONULTING 2024 ®

  • L’art de démotiver vos équipes en 10 étapes

    Démotiver ses collaborateurs, l’idée peut paraître incongrue tellement l’ambition de diriger son entreprise à la façon du sergent Hartman dans le film "Full metal jacket" est bien peu partagée de nos jours. Mais le meilleur moyen de devenir un patron inspirant n’est-il pas de savoir comment s'y prendre mal? C’est ce que nous allons décrire dans cet article. Il existe bel et bien des méthodes imparables pour saper la volonté de vos employés, pour décourager l'initiative et pour écraser leur esprit d'entreprise. Tuer la motivation est un processus cohérent qui combine subtilement une série de tactiques et de comportements toxiques. En voici les dix étapes principales: Obscurcir la vision: Omettez de partager une vision claire et inspirante. Faites mariner vos collaborateurs dans la confusion, avec peu ou pas d'indication sur la direction ou les objectifs de l'entreprise. Laissez-les deviner ce qu'ils sont censés faire et pourquoi c'est important. 2. Ignorer les valeurs et l'humanité des employés: Traitez-les comme de simples ressources ou des rouages passifs dans une machine. Abstenez-vous de les connaître personnellement ou de comprendre ce qui les motive. Evitez d’investir dans le développement de leurs compétences ou de leurs aspirations professionnelles. 3. Cultiver la méfiance et le manque de respect: Soyez incohérent dans vos actions et vos paroles, minant leur confiance à tout bout de champ. Manquez leur régulièrement de respect en les privant de reconnaissance, en les critiquant publiquement et en ne tenant aucun compte de leurs opinions. 4.  Exclure et isoler: Conservez pour vous les informations importantes. Excluez vos collaborateurs des discussions et des décisions stratégiques, les laissant se sentir sans valeur et isolés. Dirigez avec opacité, laissant chacun dans le flou sur les questions critiques. 5. Imposer des objectifs irréalisables ou vagues: Fixez des objectifs inatteignables ou ne définissez jamais clairement ce qui est attendu. Pour saper leur confiance et leur satisfaction professionnelle, faites en sorte que tous visent de manière inefficace des cibles floues ou impossibles à atteindre. 6. Maintenir un environnement de travail chaotique: Évitez d'établir des normes claires ou une structure harmonieuse. Laissez les problèmes et les conflits s'aggraver sans résolution, mettez les systématiquement « sous le tapis », créant ainsi une atmosphère toxique et imprévisible. 7. Négliger de clarifier la culture et les valeurs de l'entreprise: Gardez vous de définir des principes directeurs ou des pratiques culturelles claires. Laissez les comportements destructeurs et contre-productifs infiltrer l'organisation, sapant l'esprit d'équipe et de camaraderie. 8.  Promouvoir les mauvaises personnes: Favorisez la croissance des mauvais comportements et des mauvaises attitudes en promouvant les personnes toxiques ou incompétentes à des postes de leadership. Cela découragera les autres et incitera les professionnels les plus précieux à partir. 9.  Privilégier les profits à court terme aux dépens de la vision à long terme: Concentrez-vous uniquement sur les résultats immédiats et sur les bénéfices rapides, sans tenir compte des conséquences à long terme ou du bien-être des employés. Ce faisant, vous découragerez leur esprit d'innovation et leur  aspiration à la progression personnelle. 10. Ignorer les erreurs sans apprendre: Répétez inlassablement les mêmes erreurs et ne tirez jamais de leçons des échecs passés. Foncez dans le mur, pied au plancher. Cela montrera à l'équipe qu'il n'y a pas d'amélioration en vue et que les problèmes continueront indéfiniment. Appliquez ces principes si vous aspirez, pervers ou masochiste, à décomposer efficacement le moral et l'engagement de vos collaborateurs. En suivant cette feuille de route, vous pouvez être certain de décourager même les plus déterminés. Bien sûr, cette approche est la pire possible pour la santé de votre organisation et pour votre réputation de leader. A vous maintenant de choisir de faire tout l’inverse si vous souhaitez créer un environnement de travail motivant et stimulant où tous pourront s'épanouir et contribuer à votre réussite collective. Auteur : Jean-Noël BRUERE Droits réservés Coach Réunion Consulting 2024

  • Je hais les dimanches soir… 9 conseils pour passer le cap

    Comme beaucoup de gens, vous faites l'expérience du « blues du dimanche soir», un sentiment de tristesse ou de nervosité à l’approche du retour à la routine du lundi. Affectant une part importante de la population, indépendamment de l'âge ou du métier, il touche jusqu'à 50% des personnes en activité. On se sent maintenant moins seul, n’est-ce pas ? Le Blues du dimanche soir, causes et effets Il peut venir de l'anxiété liée au travail, de la pression académique pour les étudiants, de la procrastination ou de considérations existentielles plus profondes. Il est exacerbé avec le télétravail et l'omniprésence digitale, qui brouillent les lignes entre les sphères professionnelle et personnelle. Ce sentiment peut être un signal d'anxiété ou de dépression, mais rassurez-vous, il est généralement bien plus le signe d'un trouble bénin que d’un problème médical grave. Il se manifeste souvent par une démoralisation, un manque d’entrain, il peut induire des réactions physiques, douleurs musculaires, troubles digestifs. .. 9 conseils pour le traverser 1. Arrêtez  la pression auto-imposée : o    Vous ne pouvez pas tout contrôler, acceptez-le et soyez bienveillant avec vous-même ; o    Débarrassez-vous de tout sentiment de culpabilité sur ce sujet. 2. Transformez vos lundis : o    Rendez la perspective du lundi matin la plus agréable possible en organisant des interactions positives ou des projets plaisants ; o    Repoussez les désagréments, les rendez-vous délicats par exemple, au mardi. 3. Revoyez votre organisation : o    Utilisez un planning pour répartir les tâches sur la semaine plutôt que de tout accumuler pour le lundi. o    Préparez vos affaires pour la semaine le dimanche matin ou durant la semaine précédente. 4. Apprenez à vous déconnecter du travail : o    Mettez de côté la lecture et le traitement de vos mails professionnels pendant le week-end. o    Le cas échéant, récompensez-vous par une soirée "off" en semaine si malgré tout vous avez travaillé un peu le dimanche soir. 5. Gardez votre rythme : o    Essayez de maintenir une routine de sommeil comparable à celle des jours de semaine. o    Planifiez des activités dynamiques et motivantes pour le dimanche. 6. Prenez du temps pour vous: o    Accordez-vous des moments agréables, de détente, en semaine afin de casser la routine et de ne pas tout concentrer sur le week-end. 7. Acceptez l'introspection : o    Appuyez sur le bouton « PAUSE », pour des instants de réflexion en toute tranquillité ; o    Utilisez ces introspections de manière constructive pour envisager des améliorations dans votre vie. 8. Occupez-vous l'esprit : o    Engagez-vous dans des activités plaisantes comme la lecture, les promenades, ou les sorties avec des amis. o    Planifiez un événement ou une rencontre pour le dimanche afin de l'occuper avec du positif. 9. Pratiquez une activité physique : o    Le sport est une excellente façon d'améliorer votre humeur et de vous sentir productif. o    Essayez une promenade en fin d'après-midi ou, pourquoi pas une séance de yoga. Essayez tout ça, ça devrait marcher, mais si ce trouble est récurrent et profond, questionnez-vous sur son origine. N'hésitez pas à envisager le dialogue avec un professionnel (psy ou coach) si vous en êtes trop affecté. Vous pouvez également essayer de voir la question sous un autre angle en vous posant la question: " Et si malgré ses évidents désagréments, la persistance de ce blues était pour moi un signal positif ?". Il pourrait en effet vous indiquer la nécessité pour vous d’envisager des changements profonds dans votre vie personnelle ou professionnelle. A méditer, un dimanche soir… Auteur : Jean-Noël BRUERE Droits réservés COACH REUNION CONSULTING 2024 ®

  • A propos de rancune

    Jacques vous a fait une crasse il y a 10 ans… Marie vous a fait un bel affront l’année dernière… Aujourd’hui, vous en voulez toujours à Jacques et à Marie, guettant avec impatience le moment pour vous venger… Et même si ces deux « coupables » ont tout oublié de leurs offenses du temps jadis.... Ainsi donc, vous avez une personnalité rancunière Voilà bien un trait de caractère pas facile à vivre pour vous et pour votre entourage. Pour vous, le Monde est scindé en deux catégories, celle des gens avec lesquels vous avez un compte à régler, et celle des autres qui ne vous ont pas (encore) froissé. Vous êtes loin, très loin de la tranquillité. Votre famille, vos amis n’osent peut-être même plus plaisanter avec vous de peur de vous froisser et d’en subir les conséquences différées. Mais c’est dans votre management qu’il est le plus délétère. Il a en effet le pouvoir de fausser votre jugement, d’altérer vos décisions et d’affecter le bien-être et les performances de vos équipes. La rancune, parlons-en… D’où vient-elle ? Elle plonge ses racines dans vos expériences douloureuses du passé, situations d'injustice, trahisons, offenses et conflits non résolus. Elle peut même parfois constituer une partie de votre héritage familial. Merci Papa, merci Maman, merci Papy, merci Mamie… Souvent liée à une blessure émotionnelle profonde, elle est accentuée par l'absence d'une reconnaissance de la douleur ressentie ou par un sentiment de justice non satisfait. Une faible estime de vous-même ou une tendance à la défensive constante peuvent également  l’aggraver. Dans votre management Osons le dire : elle est un véritable obstacle à l’efficacité de votre leadership. Elle relève d’une incapacité à pardonner, d’une polarisation des pensées, d’un orgueil excessif et d’une inaptitude à satisfaire les besoins émotionnels et psychologiques, les vôtres comme ceux des autres. Les rancunes en entreprise induisent : -      Une communication défaillante ; -      Une atmosphère de méfiance ; -      Une perte de talent (lorsque des employés quittent leur poste à cause d'un environnement de travail toxique) ; -      Une chute de la productivité. 5 stratégies pour l’atténuer 1.  Reconnaissance et expression : Reconnaître que vous la portez en vous-même est un premier pas dans la bonne direction. Il importe ensuite de l’exprimer de façon constructive et « soft », par l'écriture, par la parole, par la médiation ou autre, sans attendre qu’elle s’enkyste en vous. Il ne s’agit pas nécessairement de réparer ce qui est cassé dans votre rapport au Monde, mais plutôt  de vous donner un peu d’air, un peu de paix intérieure. 2.  Pardon émotionnel : Pardonner signifie bien plus se libérer du poids de la rancune qu’oublier ou excuser l'offense. Vous pouvez vous y aider par une prise de conscience ou une réflexion sur le sentiment de colère et sur les raisons profondes de votre détresse, de votre mal-être. C’est un processus qui peut nécessiter du temps et, dans certains cas, l'aide d'un professionnel, un coach par exemple. 3.  Transformation des pensées : Rappelez vous le présupposé n°2 de la Programmation Neuro Linguistique: « Tout comportement est sous-tendu par une intention positive » Dans un souci de flexibilité cognitive, il s'agit de vous détacher d'une vision dichotomique, binaire, du monde. Remplacez les pensées extrémistes par une vision plus nuancée et cherchez à comprendre autrui, aussi bien dans ses comportements passés que présents. N’oubliez pas que l’on peut offenser autrui sans en avoir l’intention. 4.  Gestion de la colère : Des outils de gestion du stress et de régulation émotionnelle telles que le sport, la pleine conscience ou les techniques de relaxation autogène peuvent vous permettre de canaliser votre rage avant qu'elle ne se transforme en rancune. Là aussi, les conseils d’un coach pourront vous être utiles. 5.  Réorientation vers le positif : Et enfin, il est crucial de développer des activités nouvelles et positives, telles que de nouveaux projets, des passions ou la création de liens sociaux sains pour déplacer l'attention du passé vers le présent. Et avant tout, restez vigilant sur vos propres émotions et développez des stratégies pour les gérer, vous pourrez vous améliorer en vous entraînant à pratiquer l'expression adoucie de la rancune, en développant le pardon, en transformant vos schémas de pensée figés, en gérant la colère et en vous concentrant sur des activités positives,. Cette démarche nécessite courage et détermination mais elle est cruciale pour vous si vous aspirez à diriger avec clarté, compassion et efficacité. Alors, sans rancune ? Auteur : Jean-Noël BRUERE Droits réservés Coach Réunion Consulting 2024 ®

  • L'Affirmation de soi : Comprendre et maîtriser ce talent essentiel

    L'affirmation de soi, fondée sur la confiance en soi et sur l'estime de soi, est une capacité à communiquer ses pensées, émotions et besoins de façon claire et respectueuse. C’est une compétence essentielle pour envisager une relation au Monde équilibrée, sereine et efficace, exempte de fuite, d’agressivité ou de manipulation. Pour beaucoup, elle correspond pourtant à un défi, à une barrière difficile à franchir aussi bien en milieu professionnel que personnel. "Pourquoi ai-je tant de mal à dire non, à m’affirmer ? Cette gêne est-elle normale ? Comment m’en débarrasser ?" Des questions fréquentes dont voici quelques éléments de réponse: D'abord une bonne nouvelle : L’affirmation de soi se travaille, voici comment : Les trois premiers de l’apprenti pas pour la développer 1.  Identifiez vos émotions : Comprendre vos propres réactions émotionnelles est primordial. Commencez par une introspection et un travail d'auto-analyse. Prenez des notes sur des situations vécues. « Dans telle circonstance (la décrire) j’ai ressenti de la colère, de la peur, de la tristesse, ou de la honte, et je l’ai exprimée ainsi :… approprié? Inapproprié? alternatives? » Revenez des temps en temps sur vos notes, méditez dessus. 2.  Reconnaissez vos droits personnels : Familiarisez-vous avec l'idée que, comme tout un chacun, vous avez des droits fondamentaux comme celui d'exprimer un refus, d'avoir une opinion divergente ou de disposer de votre temps à votre gré. 3.  Pratiquez graduellement : Tout comme un muscle, l'affirmation de soi se renforce par l'exercice et la répétition dans des contextes variés, en commençant par des situations peu anxiogènes, à (très) faibles enjeux, pour aller graduellement vers des contextes plus complexes. Des conseils pratiques pour mieux vous affirmer 1.  Exprimez-vous : Pour communiquer vos pensées et émotions sans agression ni passivité, utilisez de préférence des phrases débutant par "Je pense que..." ou "Je ressens que...". Parlez de vous-même en vous rappelant que souvent le « tu » tue. 2.  Écoutez activement : Montrez de l'intérêt pour l'échange en écoutant activement et en  participant sans dominer la conversation ou vous effacer. 3.  Demandez des clarifications : Si une situation vous semble floue ou si une proposition vous met mal à l'aise, trouvez le courage de demander des explications supplémentaires avant de réagir. 4.  Apprenez à dire non : Dire non est un art difficile qui requiert de la pratique. Commencez par des refus simples dans des contextes familiers, sans gros enjeux, et élargissez progressivement votre capacité à refuser. Considérez vos échecs dans ce domaine avec indulgence envers vous-même. Si ça n’a pas marché cette fois ci, ça ira peut-être mieux la prochaine fois, ou la fois suivante… 5.  Gérez le non-verbal : Votre langage corporel est tout aussi important que votre discours. Adoptez une posture ouverte, maintenez un contact visuel et modulez le ton de votre voix. 6.  Construisez des réponses : Préparez à l’avance des réponses à des scénarios courants, prévisibles où l'on risque de vous mettre en porte-à-faux ou de vous sur-solliciter. 7.  Entourez-vous de modèles : Inspirez vous de personnes qui s'affirment avec aisance. Elles peuvent être sourc de motivation et exemples à suivre. Et par-dessus tout Affrontez vos peurs Identifiez les craintes (peur du rejet, de l'échec, de l'agression), ça vous aidera à les surmonter. Osez dire non, vous affirmer, et faire des choix conscients vous demandera un certain courage. Vous le cultiverez par l'action et par la prise de risques calculés. Équilibrez votre estime personnelle Une estime de soi appropriée est une précieuse alliée de l'affirmation de soi. Mais c'est un équilibre délicat à trouver. Une estime trop faible ou trop élevée peut entraver votre capacité à vous affirmer de manière saine. Et pourquoi pas vous faire aider ? Le travail sur soi-même en solitaire est un exercice difficile et l'on comprend que même si les conseils ci-dessus semblent simples à mettre en oeuvre, ils peuvent s'avérer complexes. Si l'auto-assistance ne vous suffit pas, vous pouvez toujours vous faire accompagner par un coach ou par un thérapeute. Auteur : Jean-Noël BRUERE Droits réservés : Coach Réunion Consulting 2024 ®

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