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Vous êtes coach: Apprenez à « passer la main »



C’est bien connu, le coaching est la thérapie du bien-portant.


On peut considérer en effet que les personnes faisant appel à vous ont encore de l’énergie pour envisager et pour désirer des solutions à leurs problèmes, et qu’elles sont ainsi dans un élan positif.


Mais vous rencontrez parfois un client en détresse psychologique. C’est rare, mais ça arrive.


Faillite, difficultés financières, relationnelles, ennuis fiscaux, les causes « légitimes » de dépressions sont légion.


Les signes de cette « maladie de l’âme » sont aisément repérables :


· Grande tristesse;

· Très importante perte d'intérêt pour les activités professionnelles, sociales et familiales;

· Sentiment de culpabilité ou d'échec;

· Baisse de l'estime de soi;

· Difficulté à se concentrer sur une tâche;

· Difficulté à prendre des décisions.


Mais faites bien attention, ce constat effectué, vous risquez de sortir de votre domaine d’expertise de coach et d’empiéter sur celui du psychologue. C’est un risque important, aux enjeux capitaux.


Alors, ce client là, comment saurez-vous si vous pouvez le gardez ou si vous devez le renvoyez au psy de son choix ?


Et si vous le gardez, quelle posture adopter avec lui ?


Voici quelques éléments pour vous aider à vous positionner :


En premier lieu il vous revient de faire parler la personne pour évaluer la profondeur de son mal. Cette déprime est-elle enracinée au plus profond d’elle-même ou est-ce un état passager, « réactionnel », en réponse à des incidents ponctuels, et lesquels?


Ceci fait, une évaluation de la gravité de la dépression est indispensable.


Des questions comme :


« Dois-je m’inquiéter pour vous ? »


« Et jusqu’à quel point ? »


Appellent des réponses indiquant le niveau du risque suicidaire, qui peuvent vous conduire soit à « passer la main », soit à continuer à investiguer.


Au moindre doute, passez promptement à l’option « psy », et n’en ayez pas honte, l’intérêt supérieur du client doit primer et vous ferez preuve de professionnalisme en respectant les limites de votre art.


Des structures dédiées (par exemple l’APESA), animées par des psychologues, sont là pour faire face aux urgences dans ce domaine.


Et si au bout du compte, tous les voyants étant au vert, dépression légère, pas de risque suicidaire, vous décidez de faire un bout de chemin avec ce client, pensez en premier lieu à lui épargner cette double peine qu’il subit quotidiennement, à alléger sa barque.


Car non seulement il souffre, se dévalorise, mais son entourage essaie bien souvent de le sortir de là, de lui remonter le moral, de le distraire. Ca ne fait que renforcer son autodénigrement, aggravant ainsi son état dépressif.


« Tout le monde est gentil avec moi, et ça ne va toujours pas, je suis vraiment nul ».


En tant que coach, voici les 4 étapes que la systémique paradoxale vous propose pour commencer à l’aider:


1) Reconnaissez les causes de son mal-être;


2) Montrez-lui avec sincérité, compassion, et sans jugement, votre compréhension de son état. « Après ce que vous avez subi, je comprends que vous alliez mal » ;


3) Expliquez-lui que guérir de la dépression est comme guérir d’une plaie, ça prend un certain temps et il est inutile d’essayer de cicatriser plus vite que la nature ne le permet ;


4) Incitez-le (paradoxalement) à arrêter de s’engueuler lui-même et à accepter de rester déprimé le temps qu’il lui faudra pour cicatriser.


Et une fois installé ce climat de confiance, de compréhension et d’atténuation du stress, votre travail d’accompagnement pourra vraiment débuter.



Auteur : Jean-Noël BRUERE

Droits réservés COACH REUNION CONSULTING 2023 ®

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