top of page
  • Photo du rédacteurJean Noël Bruère

Plaidoyer pour un leadership « Optimiste/réaliste »



Savoir chausser des lunettes roses, être optimiste, est de nos jours considéré comme une qualité essentielle pour un leadership efficace.


Une mode installée et qui dure, qui dure…


Il ne s’agit pas là simplement de voir le verre à moitié plein, mais de créer un élan positif et propice à l’engagement et à la performance.


Comme le dit la célèbre citation : "Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait."


L'OPTIMISME COMME MOTEUR DE PERFORMANCE


Le leader optimiste inspire et motive ses équipes en se focalisant sur leurs points forts et en les encourageant à la persévérance.


Incitant chacun à élargir sa zone de confort, à développer de nouvelles compétences et à innover, il aide à rehausser la performance.


La résilience et la capacité à transformer chaque échec en une opportunité d’apprentissage sont cruciales pour relever les défis de l’entreprise.


En outre, l'optimisme est viral et contagieux ; il génère un environnement de bien-être où les équipes se sentent valorisées et soutenues.


Les employés sont alors plus enclins à prendre des risques calculés et à explorer des solutions créatives, générant une amélioration continue et une dynamique de croissance.


OUI, MAIS LE LEADERSHIP POSITIF A AUSSI SES BIAIS


Les leaders optimistes peuvent en effet tomber dans le piège d’une pensée positive enfermante, pouvant aisément les conduire à ignorer les véritables problèmes.


Des collaborateurs dotés d’une faible estime d’eux-mêmes peuvent même trouver les affirmations positives et excessives non seulement inefficaces mais aussi décourageantes.


Apparaît alors un décalage entre la perception du leader et celle de ses équipes, affectant ainsi la cohésion et l’efficacité collective.


ET L'OPTIMISME A AUSSI SES LIMITES


La psychologie positive nous avertit : l'optimisme irréaliste, négligeant les menaces potentielles, peut mener à de graves déceptions et erreurs stratégiques.


Les pessimistes ne sont certes pas très agréables à côtoyer, mais leur aptitude à se préparer aux aléas et aux événements négatifs réduit la vulnérabilité de leur système aux crises, émotionnelles et autres.


Le leader équilibré arrive donc à faire une synthèse entre chacune de ces composantes: l'optimisme béat et le sombre pessimisme.


Dans ce contexte, le concept d’  «optimisme/réalisme » s'impose, en opposition à celui de l'optimiste/optimiste.


Il s’agit d’espérer le meilleur tout en étant conscient et préparé aux éventualités les plus sombres.


Savoir donc associer étroitement une vision positive avec une planification prudente, une reconnaissance des limites et une capacité à anticiper les défis à venir.


Tout un programme…




 

Auteur : Jean-Noël BRUERE

Droits réservés : Coach Réunion Consulting 2024 ®

11 vues0 commentaire

コメント


bottom of page