Colère, civilité et affirmation de soi

Dernière mise à jour : juin 28

La colère refoulée est cumulative, et jour après jour elle tend un ressort qui risque de sauter à la figure à la moindre occasion .




La perspective de ce déchainement incontrôlable remplit de frayeur beaucoup de "faux calmes" qui retournent souvent ces tensions contre eux-mêmes jusqu'à s'en rendre malades.


Que faire de sa propre colère?


En premier lieu il s'agit de reconnaitre ses émotions, la joie, la tristesse, la peur, la honte, et la colère comme autant d'indicateurs précieux de notre rapport au Monde à un instant T.


Comme des voyants sur le tableau de bord d'une voiture, ils s'allument quand quelque chose ne va pas dans le moteur. Et parmi les émotions, le voyant rouge est celui de la colère.


Son expression est souvent malaisée dans le monde de l'entreprise, univers policé et "positif" où la rage ne semble pas avoir sa place. On coupe alors facilement le fil du voyant en continuant à jouer au bon petit soldat.


Et ça marche?


Bien sûr que non, la poursuite "comme si de rien n'était" ne résout rien, pour reprendre la métaphore de la voiture, elle peut conduire à des pannes très graves.


Une autre posture est beaucoup plus efficace: au lieu de craindre et d'ignorer cette alarme, la regarder en face et l'interpréter.


Quand la colère arrive, il est bon de l'accueillir comme un message utile et de s'interroger sur sa signification. Elle nait le plus souvent d'un sentiment d'injustice ou de quelque chose qui ne se passe pas comme on le voudrait.


En s'appliquant à relier cette émotion avec sa ou ses causes, on passe du symptôme au problème, problème dont on peut enfin s'occuper.


Ensuite il est utile de réagir promptement et de la façon la plus acceptable possible à l'anomalie qui l'a générée. En la corrigeant si possible, et en l'acceptant si l'on ne peut rien y faire.


Et enfin il faut être optimiste sur le fait qu'une colère peut s'exprimer de façon polie, respectueuse et tout à fait acceptable socialement.


Tout ça est une question de pratique (le rôle du coach est de vous y entrainer) et de confiance. Ces colères accumulées peuvent mettre du temps à être évacuées. En attendant de devenir expert à ce jeu, on a le droit d'y être maladroit, mais les premiers bienfaits de cette stratégie arrivent en général très rapidement.


L'objectif: s'approprier l'idée paradoxale d'exprimer sa colère de façon calme et posée, bref, atteindre un haut degré d'affirmation de soi.



Auteur: Jean-Noël BRUERE

Président fondateur de SAS COACH REUNION CONSULTING


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